Production de 115 000 poulets par an sans autonomie alimentaire, 22 poulets au m², 900 T d’effluents par an épandus sur 344 ha, entraînant une noria de 346 poids lourds par an sur une départementale : Voici le projet d'installation d'une agricultrice à Lannepax tel qu'il est soutenu par Vivadour et contre lequel s’insurge le GABB 32… et bien d’autres…
Ce projet est une authentique impasse, tant sur le plan environnemental (notamment au niveau de l'épandage et de la pollution des eaux), que social et économique : il s'agit de produire des poulets bas de gamme pour faire concurrence aux imports brésiliens, ce qui ne peut se faire qu'en tirant les prix vers le bas. Et la qualité avec...
Cela va clairement à l'encontre de cette image acquise par les productions gersoises. Il est également une pierre d'achoppement de l'idée d'équité sociale (accès à une alimentation de qualité pour tous).
Le GABB 32 a sollicité le commissaire enquêteur de ce projet, la commune et l'agricultrice concernée pour pointer les dangers et incohérences d'une exploitation aussi intensive et pour proposer son éclairage technique sur les alternatives en bio. Une pétition contre ce projet dans sa forme actuelle est disponible en ligne : www.gopetition.com/petitions/opposition-au-développement-de-l-élevage-industriel.html
MANIFESTATION LE JEUDI 22 SEPTEMBRE
AUCH - 13H30 - ESCALIER D'ETIGNY
Sécheresse dans le Gers : une gestion de crise bien mal engagée
L'an dernier, le GABB 32 a publié un article sur "Climator", étude de l'INRA qui concluait qu'il y a actuellement (et que cela va s'aggraver) une augmentation des températures et une baisse de pluviométrie particulièrement au printemps et dans le Sud-Ouest. La situation présente ne semble donc pas être une surprise.
Indignez-vous ! Un mot d’ordre dans l’air du temps, dont on pourrait être las, et pourtant…
En découvrant les résultats de l’étude menée récemment par un collectif d’associations environnementales1, on est en droit de sursauter : en analysant des repas quotidiens « types », élaborés en suivant les indications du Plan National Nutrition Santé national (ce qui est probablement déjà bien plus équilibré que ce que consomme la majorité des français), cette étude a détecté une moyenne de 128 résidus chimiques ingérés quotidiennement, dont une cinquantaine sont des cancérigènes probables ou avérés, et certains autres sont des perturbateurs endocriniens reconnus… Un savant cocktail de petites doses chroniques, dont personne ne peut prédire la toxicité sur le long terme. Un cocktail auquel nous sommes tous soumis quotidiennement, depuis quelques décennies. On pourrait se rassurer en pensant que, après tout , ce n’est peut-être pas bien grave…
WWF & GABB 32 : préserver la ressource en eau grâce à la bio
Au mois de juin, le GABB 32 a eu l'opportunité de participer au reportage du WWF sur la problématique eau/agriculture. Ce reportage est composé de plusieurs épisodes thématiques d'environ 15 minutes dont un est consacré au Gers.
Ce volet, intitulé "Agriculture industrielle, le sacrifice de l'eau : Gers, un maïs arrosé d'argent public", traite des problèmes spécifiques de notre département, avec plusieurs interviews de producteurs du GABB. Ceux-ci ont ainsi pu exposer les bénéfices de la bio sur la préservation de la ressource en qualité et en quantité. D'autres acteurs notables dénoncent les problèmes existants et proposent des solutions : Confédération Paysanne, Collectif Adour Eau Transparente ou encore Henry Chevallier, spécialiste de l'eau et ancien chercheur du CNRS.Nous vous proposons de visionner ce reportage, dont les thèmes sont au coeur des enjeux de notre territoire. Un grand merci aux producteurs qui ont participé et à WWF France.
Retrouvez les autres volets ainsi que toutes les vidéos du WWF.
Climator : les agrosystèmes face au changement climatique
L'INRA a présenté en juin 2010 les résultats de Climator, étude des impacts du changement climatique sur l'agriculture française. La conclusion est que ce changement fera baisser les rendements surtout sur le Sud-Ouest.
L'étude transdisciplinaire (climatologie, agronomie...) est fondée sur un scénario du GIEC. Elle a abouti à une simulation sur deux périodes : le futur proche (2020-2049) aux résultats très fiables et le futur lointain (2070-2099) plus incertaine.
Les résultats prévoient une augmentation de température (de 1,6°C à 3°C) et une baisse de la pluviométrie particulièrement au printemps et dans le Sud-Ouest. Les différentes régions auront en commun plusieurs facteurs : bouleversement des stades de croissance et de la santé des plantes, disponibilité des ressources en eau, disponibilité thermique accrue... Les conséquences locales seront cependant différentes selon les pratiques et cultures.